Présider la Fondation Fourvière (2003-2013)
Article mis en ligne le 23 décembre 2013 par Jean-Dominique DURAND
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Présider la Fondation Fourvière pendant un peu plus de dix années (juin 2003 - novembre 2013) a été un honneur et une grâce, mais aussi un service et une responsabilité.

Un honneur parce que Fourvière est un lieu incontournable pour les Lyonnais, le site le plus visité de l’agglomération, du diocèse et même de la Région Rhône-Alpes. On monte à Fourvière pour toutes sortes de raisons : la rencontre avec l’histoire, au cœur du périmètre urbain reconnu par l’UNESCO comme patrimoine de l’humanité, la rencontre avec la ville qui s’étend à ses pieds avec ses toits et ses places, avec ses urbanisations successives, avec la région qui s’étend au loin, jusqu’aux Alpes, avec un chef d’œuvre de l’architecture du XIX° siècle, mais surtout la rencontre avec Marie et à travers elle, avec le Christ et la Bonne nouvelle de la Résurrection du Christ. Saisir la richesse de ce site, à la fois haut-lieu de tourisme et de culture, sanctuaire marial de première importance, centre de pèlerinage en développement constant, est comme une aventure sans fin et toujours renouvelée.

Une grâce parce que La présence de Marie est fondamentale. Foyer majeur de la dévotion mariale, le sanctuaire est dominé par la statue de la Vierge dorée qui culmine sur la tour lanterne de l’antique chapelle, et ouvre ses bras à la ville et au monde. Il n’est pas étonnant que tant de fondateurs de congrégations religieuses, tant de Lyonnais actifs dans l’action sociale, de Pauline Jaricot à Gabriel Rosset, de don Bosco à Thérèse de Lisieux et à l’abbé Pierre, de nombreux missionnaires, soient venus se placer et placer leurs œuvres sous la protection de Notre-Dame de Fourvière. Foyer des œuvres missionnaires, de charité, de piété, Fourvière est aussi le refuge de tous ceux qui ont quelque chose à confier à Maris, dans le bonheur comme dans le malheur.

Un service, et cela est perçu comme tel par tous les Lyonnais, à commencer par nos élus. Le sénateur Michel Mercier, alors président du Conseil Général du Rhône, a souligné cette confiance totale : « C’est là toute l’histoire de Fourvière, l’histoire d’un attachement populaire indéfectible depuis des siècles ». Le maire de Lyon, Gérard Collomb, parle volontiers de Fourvière comme d’ « un trésor d’humanité ». La Basilique remplit pleinement la mission d’être « l’âme de Lyon », en accueillant non seulement les Lyonnais de vieille souche, mais aussi les nombreux Lyonnais venus de loin, issus de l’immigration, en installant dans la crypte des images de la Vierge qui réconfortent et unissent nos concitoyens venus d’ailleurs. On peut désormais prier dans la crypte, devant des images de la Vierge particulièrement vénérées dans diverses parties du monde, en Europe et hors d’Europe. Notre-Dame de Fourvière, réalité profondément lyonnaise, dont toute l’histoire est intrinsèquement liée à l’histoire de Lyon, aux mentalités des Lyonnais, est en même temps un formidable témoignage de l’universalité de l’Eglise et de la vocation internationale de Lyon. Servir Fourvière, c’est aussi servir notre Cité.

Une responsabilité, celle d’assurer la paix sociale en étant attentif à tous, salariés bénévoles, et un équilibre serein entre les différentes institutions qui ont en charge le bon fonctionnement du site : le Rectorat en charge des questions cultuelles, et la Commission qui en est la mémoire historique. Fourvière, propriété de tous les Lyonnais, est un exemple unique de cogestion d’un sanctuaire par des laïcs et des clercs. C’est aussi la responsabilité d’affronter des désordres architecturaux d’une gravité extrême, d’intervenir avec détermination et de rassembler les moyens humains et financiers pour faire face. C’est aussi la responsabilité d’assurer au sanctuaire un rayonnement culturel à travers le Musée d’Art religieux, la musique ou la réalisation d’œuvres d’art exceptionnelles comme la statue du Bienheureux Jean-Paul II, et en impliquant la Fondation dans les actions pastorales du Rectorat, notamment le 8 décembre, qui a pris une ampleur nouvelle décisive.

Mais tout cela ne pouvait être assumé qu’avec une équipe solide. Seul, le Président n’est rien. Rien ne pouvait se faire sans le soutien des salariés et des bénévoles, de la Commission de Fourvière, et du Bureau de la Fondation, avec Bénédicte de la Tour d’Artaise, François Gindre, Jean Grillon, sans le travail extraordinaire réalisé par le Directeur, Gilles Malartre, sans la belle confiance instaurée avec Mgr Jouham, Recteur de 2003 à 2010, sans la profonde amitié du regretté François Navarranne. Rien ne pouvait se faire sans le soutien régulièrement renouvelé du Conseil d’Administration, qui établit le lien entre Fourvière et les pouvoirs publics, le Conseil Général du Rhône, la Ville de Lyon, l’Etat, veille sur le respect des équilibres financiers de la Fondation et sur le respect de ses statuts

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